Les biens de Jacques Marie Penfrat

 

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Jacques Penfrat décède le 6 septembre 1868.

 

Ses biens sont repris dans une liste datée du 3 octobre 1868, donc rédigée juste après son décès et qui ne reprend pas les biens issus de la donation faite par sa mère, Mme Mailloux, en 1850. En effet elle avait conservé l’usufruit de ses biens et les donataires avaient l’interdiction de vendre avant son décès. Or Mme Mailloux est décédée en 1867 et Jacques Penfrat en 1868. Il est probable, que ses héritiers se trouvent encore dans l'indivision.

 

La liste de 1868

 

La liste commence par des biens, qui se trouvaient chez Jean Derrien et proviennent donc de la part attribuée à sa femme, Marie Yvonne Derrien ou à un autre héritier de Jean Derrien. On y retrouve notamment trois parcelles situées sur Roscanvel.

La maison a été amputée de la forge. En effet la superficie de la parcelle 279 ne fait plus que de 250 m², alors qu’elle était de 270 m² chez Jean Derrien.

Un document de la conservation des hypothèques, non daté mais rédigé dans les années 1920, mentionne la mutation de jean Laé à Jacques Keraudren de 20 m² de sol de maison dans la parcelle 279. Il s’agit donc bien des 20 m² manquants, qui ont été attribués à un autre héritier lors de la succession de Jean Derrien.

Dans cette liste de 1868 Jacques Marie Penfrat a 2/5ème de Cardinal ; il a donc bien réuni deux lots. Or il existe une liste de parcelles intitulées « quatrième lot » avec en bas la mention « penfrat père ». Il doit s’agir de la part de Louise Corentine Derrien, qui a effectivement reçu le 4ème lot dans la succession de son père. Il s’agit d’un brouillon rédigé par le notaire ; il y a des erreurs.

 

Achat de biens dans la presqu’ile

 

Les parcelles achetées sont listées par ordre croissant avec des ruptures, qui permettent de séparer les différents achats, du moins si le notaire a bien suivi cette logique.

 

La parcelle 393 a été achetée à la veuve de Louis Derrien le 1er juin 1840.

 

Le 1er juin 1840 il achète aussi pour 1125F à Allain Marie Laé des terres situées à Lambézen et qui faisaient partie des parcelles acquises par Alain Laé lors du partage du 18 avril 1840. Pour acheter ces terres il emprunte le 7 juin 1841 400F à la famille Martin de l’Ile longue et hypothèque ses biens de Trégoudan. L’acte mentionne des maisons et crèches

 

Le 17 août 1851 il achète à sa sœur, Mme Kernéis, une parcelle à Kerellot. Le 2 mars 1854 il achète le mur qui borde le champ de Thimotée Garrec à Kervian.  

 

Puis Jacques Marie Penfrat a acheté les biens que Paul Penfrat possédait à Trégoudan le 1er février 1857. Enfin le 27 décembre de la même année il a acheté la parcelle 428 dans « iz al liorzou » à Marie Olive Keraudren. Il y a d’ailleurs probablement une confusion entre les parcelles 427, 428 et 429.

 

Selon la donation faite par Mme Mailloux en décembre 1850 il aurait obtenu Ty bian ; Or en 1861 c’est Mme Saliou, qui s’occupe de louer la maison à M. Stipon.

 

Deux hypothèses valables : un prénom mis à la place d’un autre, ce qui parait curieux, ou alors il manque une procuration, si Jacques Marie Penfrat est resté à Brest.

Les parcelles achetées à Alain Laé en 1840 ne figurent pas plus dans cette liste, qui ne concerne que la commune de Roscanvel, mais il est probable que Jacques Marie Penfrat ait fait un échange avec sa belle-sœur, Louise Corentine, dont le mari a déjà une ferme à Lambézen.

 

Enfin il n’y a pas, bien évidemment, les parcelles enregistrées sous le nom de Jacques Penfrat dans le cadastre napoléonien de 1830 et qui devaient alors bien concerner son oncle, le frère de Jean Marie..